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Turquie, J’aime son prénom …

Turquie, J’aime son prénom …

Turquie, J’aime son prénom et son nom propre…

Je suis allée en Turquie à deux reprises, soit 1 mois en Août 2009 (Istanbul et la Cappadoce / Göreme, Çavuşin, Üçhisar, Avanos, Ortahisar) et 1 mois en Août 2010 (Antalya, Olympos, Phasélis, Chimera, Kas, Kaleköy, La Baie de Kekova, Göreme, Üçhisar, Ürgüp, Mustafapaşa et Istanbul).

Je voyage beaucoup et je voulais visiter un pays du Moyen-orient à l’été 2009. J’y suis retournée pour toutes les raisons citées dans le poème!!!

 

Diane.x
MONTRÉAL,

 

TURQUIE

J’aime son prénom
et son nom propre.
Elle est histoire, géographie,
gastronomie et culture.

 

Son exotisme me satisfait.
Sa féminité m’apaise;
toutes ces broderies
me réconfortent et me séduisent;
toutes ces fleurs
me rendent encore plus femme.

 

Sa masculinité me charme
du premier coup d’œil;
des traits racés, brun foncé,
presque noirs.
Facile d’approche,
communicative est la relation.
C’est bon, c’est simple,
avec une note d’humour.
Douceur, fragilité, tendresse,
est la famille.
Une sécurité et un réconfort qui me calme.
Je m’y sens bien, chez moi.
Sans y penser, sans avoir à l’apprivoiser,
c’est un contact immédiat,
confortable.

 

Je l’ai dans la peau,
elle y reste et s’installe,
me réchauffe, longtemps,
et c’est bon.
Encore.

 

Son ciel est bleu de jour,
et rose-mauve à la pénombre.
Son soleil transperce alors les minarets
et surplombe le toit des mosquées.
Elle est odorante et colorée à souhait.

 

C’est des accents sur des o, des i, des u, des c, et des s.
C’est des accents dont je m’ennuie, ici à Montréal.

 

C’est des accents qui n’existent pas sur mon clavier.
Malheureux.
Je voudrais encore les voir de mes yeux,
les entendre encore au creux de mon oreille,
comme un chuchotement,
doux et tendre,
avec une note d’humour.

 

Elle m’inspire sur toile blanche,
de formes et de couleurs,
de souvenirs, si bons, si beaux.
Elle remplit aussi mes pages
blanches,
de mots au crayon de plomb.

 

Le temps y est si bon;
un arrêt, un repos assuré,
un rien à faire qui se remplit.

 

C’est marcher sur du marbre blanc poli,
confortable, doux, naturel.
Vestige.
C’est flâner à la découverte de tout,
dans ces ruelles enivrantes.
Vertige.

 

C’est partager une chaleur
accablante,
avec une religion autre.
Un ramadan troublant, sec,
qui fait gercer leurs lèvres à eux,
qui mouille mes lèvres à moi, de sel,
de cette mer d’eau turquoise,
ou d’un simple thé turc,
dont ils se privent religieusement.

 

Ces foulards aux mille couleurs;
tourbillons de nœuds et d’épinglettes fines.
Ces foulards aux mille fleurs,
encadrés d’un ciel bleu sans nuages.
De la poésie féminine, pure.
Exotisme à Eminönü, particulièrement,
samedi, souvenir parfait.

 

Dehors, dehors,
je veux rester dehors.
Je veux sentir, toucher, voir
et dire tout à la fois.

 

Des fruits, des vrais,
tâches vertes, rouges, orange et…
le rouge du grenadier,
le vert de l’olivier,
et l’autre vert du figuier.

 

Mon palais suit la trace
de la route des épices,
et mon corps celui
de la route de la soie.

 

Elle m’envahit de bonheur, de vrai,
de magie vraiment magique;
c’est comme du bonheur qui existe.

 

Et je cherche encore ses accents sur mon clavier…
c’est du bonheur qui existe

 

Diane Saint-Loup.

 

Eminönü = quartier très vivant d’Istanbul

 

Notre Anatolie / Juillet 2011

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