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Montréal: une ville poétique

Montréal: une ville poétique

Montréal: une ville poétique

En tant qu’écrivaine immigrante d’Istanbul, ma première impression sur cette ville fut que Montréal sentait « les poèmes ».

 

 

 

 

 

 

 

 

Dès mon arrivée dans cette belle ville, j’ai commencé mes études de littérature anglaise et française à l’Université de Montréal. J’y ai découvert le monde profond de la poésie québécoise et contemporaine grâce à mes professeurs, comme Karim Larose.

 

DUYGU ÖZMEKIK

DUYGU ÖZMEKIK

J’avoue que je ne lisais et n’écrivais que des romans, des essais, des articles et des critiques de journaux et magazines jusqu’à mon immigration mais aussi tout au long de ma carrière d’écriture qui a commencé quand j’avais 11 ans. À 14 ans, j’ai découvert la poésie de Pablo Neruda dans la bibliothèque de mes parents et elle m’a fascinée. J’ai cependant suivi le chemin d’écriture journalistique parce que j’étais trop sensible aux droits des enfants et des animaux et j’ai également senti le pouvoir des médias pour améliorer la situation des groupes sociaux vulnérables en Turquie.

Montréal m’a accueillie les bras ouverts de poésie. Inspirée constamment par la beauté modeste de cette ville, j’ai commencé à lire et à écrire des poèmes durant mes longues errances dans les rues et ruelles, les parcs, les cafés, les festivals, les coins oubliés des forêts, les maisons de campagne, chez les amis, chez les inconnus, chez moi, en classe…

J’ai rempli des cahiers de notes et vidé des stylos verts (mon obsession). Dans ma langue maternelle, je n’avais écrit qu’un seul poème, quand j’étais tombée amoureuse la première fois; un seul poème de souffrance à cause d’un amour non partagé. À Montréal, les vers dansaient dans les chambres de mon esprit et m’empêchaient de dormir ou me réveillaient à quatre heures du matin pour prendre la parole.

Sans aucun doute, le changement dans le style de mon écriture est relié à Montréal. À l’époque, je ne comprenais pas ce bouleversement. Pourtant, j’en suis sûre maintenant, après avoir passé huit ans dans cette ville et voyagé ailleurs; il y a de la poésie dans l’air de Montréal. À Istanbul, la ville où je suis née et où j’ai passé trente ans, les poèmes ne me visitent pas. Quand j’y retourne, mon écriture change de forme et de style au gré de mes errances.

La poésie, c’est ma ville adoptée.

Heureusement, je ne suis pas la seule écrivaine immigrante à être inspirée de l’air poétique de Montréal.

 

Voici un recueil de poésies et de textes poétiques sur notre chère ville, notre muse.

 

Montréal, j’ai quelque chose à te dire...

Montréal, j’ai quelque chose à te dire…

 

 

Montréal, j’ai quelque chose à te dire

Fiers Montréalais inspirés de tous âges, ce recueil d’amour est pour vous! Pourquoi ne pas fêter le 375e anniversaire de Montréal avec la poésie de notre ville qui nous inspire ?

Montréal, j’ai quelque chose à te dire publié chez Isatis, c’est quatorze auteurs montréalais qui viennent de partout dans le monde (Haïtiens, Français, Argentins, Algériens, Québécois…) de tous les horizons qui nous font voyager au cœur de leur ville. C’est un recueil illustré par les couleurs chaleureuses de Philippe Béha et qui nous permet de faire une promenade à travers la ville par les textes des auteurs de renom; Rodney Saint-Éloi, Catherine Mavrikakis, Jacques Pasquet, Angèle Delaunois, Marie-Sissi Labrèche, Flavia Garcia, etc.

Merci à l’éditrice et l’éditrice adjointe ; Angèle Delaunois et Lucile de Pesloüan!

Voici une extrait du poème de Rodney Saint-Éloi qui nous fait revivre le multiculturalisme de notre ville;


Je suis chez vous chez moi chez nous Terre Amérique

J’offre à la ville mes légendes mon chapeau et mon cheval

Un vaudou noir frappe tam-tam mon sang

Amis, ne me demandez pas d’où je viens ni la couleur de ma peau

 

Ou voici un extrait du texte poétique de Catherine Mavrikakis qui nous rappelle encore une fois comment Montréal nous offre des surprises dans la vie quotidienne:
« …Un magnifique renard roux se tenait là sur mon balcon! Il me fixait dans le noir. Après un instant, il me tourna le dos et courut vers le mont Royal d’où il venait, sans doute. S’était-il égaré dans mon jardin? Venait-il me donner une leçon? Oui… À Montréal, il y a de grands et beaux renards pour nous rappeler que la vie ici peut être à tout instant rousse… »

 

Si vous aussi, vous avez quelque chose à dire sur Montréal et envie de participer à un concours de création, visitez le site web : www.editionsdelisatis.com

 

 

 

Duygu Özmekik / Bizim Anadolu / le 20 mars 2017

 

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