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Mme Laurin n’est plus…

Mme Laurin n’est plus…

Mme Laurin n’est plus…

La communauté turque du Québec a perdu une amie exceptionnelle

Lors de l’expulsion des réfugiés turcs du Canada, elle a joué un rôle important pour protéger ses élèves, en particulier la petite Gülizar, aujourd’hui femme d’affaires et mère de deux enfants.

Elle a gagné son combat en allant elle-même chercher la petite Gülizar et sa famille.

Elle s’appuyait sur de bonnes raisons bien concrètes. Elle avait dit au gouvernement canadien : « Nous dépensons autant d’argent, nous enseignons à ces enfants, ils apprennent la langue, la culture et tout à coup vous les déportez, et tous nos efforts deviennent nuls… »

Oui, elle a gagné sa cause, mais elle avait déjà gagné le coeur de la communauté turque, pour laquelle elle est devenue une mère et une amie sur qui on pouvait compter.

Pour Mme Laurin.

Pour Mme Laurin.

Mme Louise Laurin était une éducatrice engagée et une humaniste à grand coeur. Il y a parfois des gens qui passent dans nos vies sans qu’on s’y attarde ; mais on ne pouvait pas ignorer Mme Laurin. Durant sa vie et sa carrière, elle a travaillé fort pour que la société reçoive une meilleure éducation.

Jusqu’à l’an dernier, elle donnait des cours sur la culture turque à l’Université de Sherbrooke et organisait des voyages culturels en Turquie.

Elle était une professeure qui partageait sa connaissance avec tous, mais elle était aussi une élève qui avait soif de savoir plus, jusqu’à son dernier souffle.

A la cérémonie d'enterrement pour Mme. Laurin.

A la cérémonie d’enterrement pour Mme. Laurin.

Les enfants et la communauté ont perdu une mère et une grande amie. Elle ne sera jamais oubliée. Quant à moi, j’ai perdu un être sincère qui m’enrichissait par sa présence. L’an dernier, malgré la maladie, elle était venue au gala de clôture du Festival des films turcs de Montréal pour être entourée des siens.

Elle illuminera toujours nos vies avec tout ce qu’elle nous a donné.

Merci Mme Laurin, votre place sera unique dans nos coeurs. Vous y resterez éternellement.

Reposez en paix !…

Cette chronique a été publiée dans Le Devoir du 12 janvier 2013

Ömer Özen / Notre Anatolie / Jan. 2013

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