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Dans
l'esprit étatsunien, la menace communiste était dévastatrice...
(3)
par
Damla Önol
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| Le
sénateur Mc-Carthy. |
On peut
voir comment le pouvoir communicationnel accordé aux médias,
aux États-Unis peut être considéré comme une de leur puissance.
Un individu médiatisé, récolte son succès par rapport à son
taux d'écoute et de vision (rating), mais dès que le champ
d'intérêt passe à autre chose, les médias ont le pouvoir de
retirer toute attention à l'individu en question, et celui
se doit de continuer, s'il le peut, sa vie normale, en absence
des caméras et des microphones. Le sénateur Mc-Carthy
pourrait être considéré comme une certaine victime des médias,
suite à la fin de son ère de paranoïa, la presse et la télévision
ont retiré toute leur attention après la déception vécue causée
par les listes. La fin du Sénateur McCarthy est : "comme
un drogué en manque, sa disparition de la scène politique
le fera mourir.7" La répercussion qu'il a eu
à Hollywood est irréprochable, la paranoïa était omniprésente
chez les producteurs et les réalisateurs, ils étaient sensiblement
ciblés car le nom de plusieurs de ces individus se trouvaient
dans ces listes, comme étant susceptible d'être communiste.
Plusieurs noms ont été repérés, souvent dû à leur présence
temporaire, ou tout simplement par soupçon, dans le parti
communiste: Jules Dassin, Herbert Biberman, Lee J. Cobb,
l'acteur Sterling Hayden, le metteur en scène et
scénariste Robert Rossen… La méfiance et la peur entraînent
les individus à se soupçonner entre eux, certains dénoncent
d'autres, pour sauver leur propre identité, et parallèlement
plusieurs investigations ont lieu pour tenter de cerner les
individus susceptibles de menacer l'ordre sociale des États-Unis:
"13,5 millions d'Américains (sur 65 millions d'actifs)
ont été concernés par ces diverses procédures de vérification
de leur loyauté. Aucun espion ne fut découvert8".
Dans
l'esprit étatsunien, la menace communiste était dévastatrice,
mais après cette expérience de fourberie, il est possible
de remarquer que la médiatisation politique peut créer une
déstabilisation sociale encore plus dévastatrice, car déstabiliser
la conscience commune est un ravage mettant en place le sentiment
de culpabilité, d'inégalité, et de méfiance continuelle.
Dans le
contexte historique de la guerre du Vietnam entre 1959 et
1975, l'opinion publique se compose de facteurs importants,
comme l'anticommunisme depuis les années 40 et la paranoïa
difficilement retirable de l'esprit de la période maccarthyste.
Pour Hollywood, avoir une opinion antagoniste au contexte
et aux décisions politiques des États-Unis, n'est pas une
action très envisageable. Beaucoup de projets cinématographiques
se baseront donc, jusqu'à la chute de l'Union Soviétique,
de participer fortement à l'idée générale, permettant de prôner
le patriotisme et l'héroïsme américain. Le concept vietnamien
est un des exemples des nouveaux films de guerre, utilisant
la technologie et l'expertise des conseillers de l'armée étatsunienne.
"L'expérience vietnamienne fait ainsi éclater le "complexe
militaro-cinématographique" en deux pôles: un pôle conservateur
qui s'adresse à la "majorité silencieuse" définit
par le président Nixon, et un pôle libéral qui dénonce avec
virulence la guerre au Vietnam, ses effets sociaux et idéologiques,
ainsi que l'appareil politique et stratégique qui l'a soutenue9".
La "majorité silencieuse"
regroupe les partisans conservateurs dénonçant tout les mouvements
de contre-culture, incluent le mouvement hippie et défendant
donc la conservation des valeurs traditionnelles américaines.
L'ère Nixon était de 1969 à 1974, sa présidence eût
donc une forte participation à la Guerre du Vietnam qui avait
pour but de stopper l'expansion du communisme. Précédé du
maccarthysme, le cinéma hollywoodien a su tirer
bénéfice de cette période de conflit. Par contre, d'autres
réalisateurs comme Francis Ford Coppola ont traité ce sujet
de manière à montrer l'excès de la puissance américaine, dans
le film Apocalypse Now, parût en 1979, quatre
ans après la guerre.
A
SUIVRE
Novembre-
Décembre 2011
2-
La Maison Blanche commande des films dans la perspective de
la mobilisation psychologique du pays...
1- Le cinéma et la société... … et désigner
l'opinion publique par...
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