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Le
Venezuela et Hugo Chávez
par
Damla Önol
Né
à Sabaneta, le 28 juillet 1954, Hugo Chávez est d'origine
"métis (mélange de Blanc et de Noir) et Indienne17"
du Venezuela. Il entreprend ses études à l'Académie militaire
du Venezuela et étudie la science politique à l'Université
Simon Bolivar. Chávez tente un premier coup d'État en 1992
contre le Président Carlos Andrés Pérez. Son emprisonnement
ne dure pas longtemps grâce à "l'opinion publique18".
Pendant ce temps il établit son parti politique, le Mouvement
de la Vème République, qui emporte les élections présidentielles
en 1998. Il place un nouveau programme gauchiste dans le pays.
D'abord il change le nom de l'État pour la República Bolivariana
de Venezuela, puis il donne des " pouvoirs étendus au
chef du gouvernement (comme celui de dissoudre le Parlement),
incluant en outre de nombreuses dispositions qui impliquaient
un progrès démocratique réel, comme la reconnaissance des
droits indigènes (à l'autonomie territoriale, au respect de
leur langue), des mesures pour mettre un frein à la corruption,
comme l'interdiction d'accumuler plusieurs retraites, et d'autres
qui essaient de donner à l'électorat un plus grand contrôle
sur les élus, comme la clause qui permet de destituer un parlementaire
si ses électeurs rassemblent un certain nombre de votes19".
Il fût réélu en 2001 et continua ses réformes. Le mécontentement
des opposants à Chávez (surtout dans le secteur patronaux)
provoqua une tentative de renversement du Président, en avril
2002. D'après la biographie de Fidel Castro, Chávez serait
partie à Cuba, suite à une longue conversation téléphonique
entre les deux hommes politiques, pour tenter de trouver une
solution et d'éviter le coup d'État contre Chávez. Suite à
son voyage de vingt-quatre heures, ce dernier remonta au pouvoir
au Venezuela.

La
politique d'Hugo Chávez
Chávez
démontre sa grande sympathie pour Simón Bolívar en effectuant
un changement d'une grande importance au nom du pays : la
República Bolivariana de Venezuela. L'idéologie de Bolívar
semble être un premier modèle à l'idéologie "chaviste20".
Il partage le même désir d'unification des pays d'Amérique
Latine pour établir une puissance concurrentielle économique
(surtout face au capitalisme et aux États-Unis) tel que désiré
par son protagoniste Bolívar. La politique "chaviste"
rappelle aussi plusieurs aspects de la politique castriste.
Ces aspects traitent d'avantage les niveaux sociaux et économiques.
Le Venezuela se distinct des autres pays d'Amérique Latine
grâce à sa production pétrolière : "permettant de financer
plusieurs programmes sociaux, qui semblent en évolution depuis
la montée au pouvoir du Commandant Chávez en 199921".
L'éducation est l'une des premières composantes des diverses
réformes dites bolivariennes au Venezuela. Les campagnes d'alphabétisation,
sous le nom de Misión Robinson, pour l'éducation primaire,
depuis 2003, auraient permit d'alphabétiser plus de huit-cent
milles personnes, surtout des milieux défavorisés. Des campagnes
d'enseignements secondaires et supérieurs ont également suivit
la première (Misión Ribas et Sucre22). Le programme de santé
a aussi suivit des transitions. Actuellement il y a deux systèmes
de santé au Venezuela, le public et le privé. Le gouvernement
Chávez travaille sur la fusion de ces deux systèmes pour assurer
la gratuité des soins de santé. Malgré ce système dualiste,
les services de santé, dans les milieux défavorisés (Los Barrios)
et dans les villages indiens, sont offerts gratuitement. Une
campagne organisée avec le gouvernement cubain, Barrio Adentro23,
a permit aux "banlieues" et aux milieux populaires
de bénéficier des soins primaires et des campagnes de vaccinations.
Plus de milles médecins cubains coopèrent dans cette campagne
de santé au Venezuela. Il est possible de remarquer que ces
réformes sociales sont à l'avantage des populations indiennes
et des milieux défavorisés, mettant de côté, la classe élite
et une partie de la classe moyenne, dite supérieure, d'où
l'insatisfaction de ces groupes sociaux face au gouvernement
Chávez. La population vénézuélienne se divise donc en deux
parties, d'un côté les chavistes issus des milieux populaires
et indiens, d'un autre côté la classe élite et moyenne du
pays formant la partie opposante. Il est possible de parler
de populisme dans la politique de Chávez rappelant le péronisme
argentin. Juan Domingo Perón fut Président de l'Argentine
de 1946 à 1955 et réélut en 1973. Sa politique touchait la
classe ouvrière d'où on pouvait parler de populisme. Chávez
se trouve très présent et actif pour les causes populaires
lui permettant d'obtenir une majorité des voies électorales.

Conclusion
L'influence
Cubaine, ou plutôt, l'influence castriste est très présente
dans l'idéologie d'Hugo Chávez. Cuba a eu une longue période
révolutionnaire mettant en scène, jusqu'à aujourd'hui, un
gouvernement radical, autrement dit, dictatorial. Le Parti
Communiste à Cuba est le seul parti politique. Les libertés
de pensée, d'expression et de manifestations sont des thèmes
délicats à aborder. La génération jeune ou post révolutionnaire,
désireux de partir de l'île pour voyager et découvrir diverses
cultures, ne peuvent se contenter de faire ces découvertes
que par les livres et l'éducation. Il serait intéressant de
balancer d'un côté, la gratuité scolaire et des soins de santé,
d'un autre côté les interdictions soumises par l'État cubain,
ce sujet est fortement débatable. Les cinquante ans de la
Révolution Cubaine, sont incontestablement du jamais vus sur
la scène de la politique mondiale. Le degré d'alphabétisation,
l'accès gratuit aux services de santé, la discipline militaire,
l'indépendance face aux États-Unis et le niveau d'égalité
de la population sont des résultats de triomphe de cette révolution
historique qui persiste d'exister encore en 2009. Le gouvernement
d'Hugo Chávez tente de produire ces mêmes résultats, en touchant
la majorité de la population vénézuélienne. L'amitié créée
entre Fidel Castro et Hugo Chávez est également un signe d'entente
entre ces deux systèmes politiques. Les circonstances auraient
pu être de même pour le Venezuela s'il y avait eu une guérilla
gauchiste, ce qui aurait permit l'instauration d'un système
socialiste semblable. L'histoire du Venezuela, se distinct
de celle de Cuba, d'une part, par les différents personnages
politiques ayants siégés au pouvoir, et d'autre part, l'importance
de la production de pétrole privatisée, séparant la population
en plusieurs classes sociales. Le castrisme s'est implanté
et a démontré sa radicalité suite aux événements intrinsèques
et extrinsèques depuis cinquante ans, tels que le blocus américain
et la chute de l'URSS. Tandis que le chavisme est supporté
par les milieux défavorisés et populaires, qui bénéficient
des nombreux services primordiaux à la vitalité, qui permettent
d'augmenter la participation élective et d'améliorer le niveau
de la culture, de santé et d'économie de l'État vénézuélien.
Bibliographie
*
Histoire de l'Amérique Latine et des Caraïbes, 1825 à nos
jours, José del Pozo, Septentrion, Québec, 2004
* Fidel Castro, biographie à deux voix, Ignacio Ramonet, Éditions
Galilée, Paris, 2007
*
Regard sur la présidence d'Hugo Chávez au Venezuela, Christian
Tremblay, La chronique des Amériques, Observatoire des Amériques,
Février 2003
*
Fidel Castro : bilan de la révolution à l'heure des rumeurs
sur sa convalescence, Christian Nadeau, La chronique des Amériques,
Observatoire des Amériques
*
La politique sociale du gouvernement Chavez : populisme ou
pression populaires? / Christian Tremblay, La Chronique des
Amériques, Observatoire des Amériques, Janvier 2004 N° 06
18
Histoire de l'Amérique Latine et des Caraïbes, 1825 à nos
jours, José del Pozo, Septentrion, Québec, 2004, p.326
19
Ibid, p.326-327
20
La politique sociale du gouvernement Chávez : populisme ou
pressions populaires?, Christian Tremblay, La chronique des
Amériques, Observatoire des Amériques, Janvier 2004 N° 06,
p.1
21
Regard sur la présidence d'Hugo Chávez au Venezuela, Christian
Tremblay, La chronique des Amériques, Observatoire des Amériques,
Février 2003, p.2
22
La politique sociale du gouvernement Chávez : populisme ou
pressions populaires? / Christian Tremblay, La chronique des
Amériques, Observatoire des Amériques, Janvier 2004 N° 06,
p.2
23
Ibid, p.4
Le
Blocus Américain III
La rencontre avec le "Che" et
les débuts de la révolution II
50 ans de la révolution cubaine I
AVRIL
2010
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