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Aider ou non les réfugiés syriens

Aider ou non les réfugiés syriens

Aider ou non les réfugiés syriens

Pourquoi faut-il aider les réfugiés syriens?

 
 
 
 

 
 
 
 
Pourquoi faut-il aider les réfugiés syriens? Réponse articulée à l’aide de l’analyse du raisonnement du philosophe Peter Singer dans le 8e chapitre « riches et pauvres » de son livre intitulé, Questions d’éthique pratique, éditions Bayard, 1997.

La pauvreté absolue ne provoque pas seulement la mort et la maladie, c’est aussi la déficience de la nourriture, du logement, de l’habillement, de l’hygiène, des soins et de l’éducation. Le Worldwatch Institute définit la pauvreté absolue comme ‘le manque de revenus suffisants en espèce ou en nature pour subvenir aux besoins biologiques les plus élémentaires en nourriture, vêtements et abris’. (p.209) Les enfants et les femmes sont les plus durement touchés par ce phénomène. La richesse absolue désigne le contexte des gens qui ont un revenu supérieur à celui dont ils ont besoin pour se procurer tous les éléments nécessaires à la satisfaction de leurs besoins vitaux. La caractéristique qui la définit étant un niveau de revenus significativement supérieur à ce qui est nécessaire pour satisfaire les besoins humains élémentaires de l’individu et des personnes à sa charge (p.210). Considérons donc que les réfugiés syriens sont des pauvres absolus et les québécois sont des riches absolus.

 

Les réfugiés syriens...

Les réfugiés syriens…

 

La pauvreté absolue tue et fait souffrir les pauvres. Tandis que les riches absolus disposent de ressources plus que leurs besoins essentiels. Les riches pourraient venir en aide aux pauvres sans subir de préjudice grave. Mais la motivation des riches semble être faible pour venir en aide aux pauvres. Il y a un dilemme entre aider ou ne pas aider. L’hésitation face au dilemme est dissipée au profit de la décision d’aider, la préférence d’aider. L’action d’accueil est une aide adéquate. Cette décision est justifiable par une démarche utilitariste en deux arguments. Le premier argument, fait le calcul des conséquences: si le riche n’aide pas, le pauvre meurt, la pauvreté demeure, lui-même garde sa petite part de richesse allouable aux pauvres. Si le riche vient en aide, le pauvre ne meurt pas, la pauvreté recule, le riche donne la part de richesse allouable aux pauvres sans subir de préjudice grave. Donc dans ces conditions si on néglige l’intérêt du pauvre on devient coupable de sa souffrance et de sa mort. Si on ne veut pas ce tableau négatif, il faut préférer aider les pauvres réfugiés. Quant au deuxième argument, il permet d’élaborer une règle de comportement utile : à l’image d’un adulte qui sauve un enfant de la noyade dans un petit bassin sans prise de risque équivalent, portons secours à autrui tant que nous ne subissons pas de préjudice grave. Ainsi dans cette situation problème gravissime des réfugiés, les aider sans subir une faillite financière et de la sécurité publique est possible et nécessaire pour faire reculer la misère absolue et pour maximiser le bien-être dans le monde. Les statistiques et les expériences précédentes avec les réfugiés prouvent que le Québec n’a pas eu une faillite financière et sécuritaire donc nous avons une obligation morale d’aider les réfugiés de manière raisonnable.

 

Özdemir Ergin / Québec / Bizim Anadolu / Notre Anatolie / le 24 novembre 2015

 

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